jeudi, 12 juillet 2007
Championnats d'Europe universitaire de handball, Lodz, Pologne, 2007
Retour de Pologne… C’est parti pour quelques anecdotes en vrac, tellement ce voyage a été riche en moments forts, qu’ils s’agissent d’épisodes de tension ou au contraire de fou rires !

Baluchon en action... A l'échauffement.
Commençons par le commencement : aller à Lodz, c’est faire 1700 km en voiture, soit 22h de trajet sans escale. Comme ça, d’affilées. Et attention, pas le genre de voiture où vous avez de la place pour ranger vos jambes, non non : 2 volkswagen touran pour 13 personnes, dont 11 joueuses de handball avec leurs gros sacs de sport, vous imaginez ce que ça peut donner ? Des sacs jusqu’au plafond, la glacière entre les jambe, la trousse de médecine calée contre la cuisse, le sac à pain sur le tableau de bord.

Les allemandes fêtant leur titre... au mousseux s'il vous plaît !
Ensuite, il y a eu la partie handballistique… J’ai l’honneur de vous annoncer que l’ufraps lyon est la 6ème équipe européenne ! :D Oui mais le hic, c’est que nous finissons sixièmes… sur six. Léger détail, n’est-ce pas ? ;-) On a donc pris conscience que sans péparation physique spécifique, sans entraînement collectif, une équipe n’a aucune chance de réussir pleinement les championnats d’Europe. La différence est énorme entre notre petite équipe « amateur » et l’équipe allemande gagnante. Ceci dit, la mannschaft de Nüremberg comptait dans ses rangs deux joueuses de l’équipe nationale allemande… Autant dire que l’on ne joue pas dans la même cour, avec mes collègues dont le plus haut niveau reste la deuxième division française ;-) Rencontrer de telles équipes, et par dessus tout de telles joueuses de talent reste pour moi – alors que j’ai pourtant très peu joué – une expérience inoubliable. Ce n’est pas tous les week-end que je rencontre dans mon modeste championnat prénational des joueuses exceptionnelles (il y en a également dans mon équipe, d’ailleurs ;-) ), tant d’un point de vue purement physique, que tactique ou technique (les lobs, chabalas et roucoulettes n’ont plus de secret pour ces joueuses ;-) ). Bref, de beaux moments gravés en mémoire, même si nous avons essuyé 5 défaites.

Maillot bleu de match...

... drapeau français et pancarte de rigueur pour la cérémonie d'ouverture !
Y’a pas qu’le hand dans la vie ! Y’a aussi le voyage, la Pologne… et là, pouf, ça vous tombe dessus à la frontière : vous réalisez que vous avez changé de monde. Bâtiments délabrés, routes souvent défoncées, tramway tout droit sortis d’une autre époque… Réflexion de ma mère à la vue des photos de la ville de Lodz « On dirait l’Allemagne de l’Est ». Tout est dit. A coté de ça, Lodz compte dans ses murs la plus grande galerie commerciale de l’Europe de l’Est : H&M, Quicksilver, Go Sport… La jeunesse polonaise ressemble comme deux gouttes d’eau aux jeunes lyonnais qui déambulent le samedi après midi dans les allées de la Part-Dieu…

Lodz et son tramway.
Mon dieu, il y en aurait des anecdotes à échanger sur ce voyage… Entre les soirées au « Blu », les « tu fermes ta gueule et puis tu boiiiis », les bouteilles de vodka, les australopipettes, la pomme d’arrosoir de la douche, le supermarket « Albert », notre rencontre avec le douanier polonais ( « It’s not possible what do you do ! ») et la douanière allemande (« Handball spieler ? ok ok ! »), le coach qui drague la serveuse du gymnase, les garçons de l’INSA lyon qui chantent « Prince Ali » à 3h du matin, le biélorusse n°9 parmi les meilleurs buteurs de la ligue des champions, la gardienne allemande de 1m92, Davina qui se casse le nez dans le couloir, les combats de lutte ente Clémence et Isa, le jeté de croûtes de Marie, la superbe chorégraphie de Binta sur la chanson de Kenza chéplutropqui, les « Together les filles ! » d’Oliv’, Niko l’allemand qui a eu la gentillesse de partager notre table au déjeuner, Stèph’ et ses massages fort appréciés le soir, le dos de Laurianne qui lui a été massé… et léché ! , Anne notre porte drapeau, ses bières, ses « J’ai pas l’profil d’un chef de file », l’imitation du poulet par Marie, l’Ail et fines herbes de Lolo, Mathieu le 22 et Adrien le 21, Michal notre accompagnateur qui n’a pas volé l’orange, la serveuse de la pizzeria qui nous amène trois verres d’eau au lieu de trois bouteilles, le bip de la ceinture mal accrochée dans le Touran, la glace au yaourt à 1,60 Zlotys seulement, la mine patibulaire du type de la fédé biélorusse, les chouettes maillots des portugais, les apéritifs interminables, les collations de 11h30, frangipane, les « djiendobré » « djinkouillé » et « dovidzienna », les 3 mots de polonais qu’on aura retenu de ce voyage…

Tu fermes ta gueule et puis tu bois... avec les biélorusses !
20:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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