jeudi, 03 août 2006

Hall de gare.

13/02/06

Penser à un lieu collectif. Décrire tout ce qui se rattache à ce lieu en utilisant « Il y a ».

Il y a la grosse horloge qui surplombe le hall. Il y a les annonces sonores faites par cette voix qui devient familière. Il y a une gentille grand-mère en tailleur écossais qui me demande poliment où se situe le quai C. Il y a a mon cœur qui tambourine un peu plus à mesure que le retard de mon train s’accroît. Il y a cette bande de jeunes qui traverse bruyamment le hall. Il y a ces gens qui fument alors que l’espace est non-fumeur. Il y a les agents d’entretiens qui doivent sûrement désespérer de la capacité des voyageurs à devenir propres. Il y a les courants d’air glacés qui transpercent les vêtements. Il y a la voix nasillarde de la vendeuse qui me demande systématiquement si je désire un dessert avec mon sandwich alors que je n’en veux pas. Il y a les files d’attentes aux distributeurs de billets avec leur lot de voyageurs impatients, énervés, tendus, rêveurs, imposants ou pressés. Il y a les étudiants qui portent la cage de leur chat sous le bras. Il y a des miaulements apeurés. Il y a le bruit du compostage des billets. Il y a ce bourdonnement incessant, cette agitation perpétuelle. Il y a le bruit des talons de Madame et celui de la valise à roulettes de Monsieur. Il y a l’odeur du café. Il y a ce long tableau d’affichage et Il y a toutes ces personnes à l’affût, guettant le moindre changement parmi ces inscriptions lumineuses. Il y a cette petite fille en pleurs. Il y a cette maman exaspérée. Il y a les escalators qui impressionnent les tout petits. Il y a des adieux déchirants, des baisers langoureux. Il y a cette pensée fugace qui traverse mon esprit « Quand vais-je le revoir ? ». Il y a le tumulte, la confusion après l’annonce d’un changement de voie. Il y a les jeunes cadres dynamiques en manteau noir, valisette à la main, qui arpentent d’un pas pressé la salle. Il y a la grimace de ce vieux monsieur qui vient de se faire marcher sur le pied par un agent SNCF imprudent. Il y a ces gens qui pestent sans cesse contre les retards. Il y a ceux qui apportent de l’eau à leur moulin en dénigrant « ces fonctionnaires qui ne font pas leur travail ». Il y a moi, peut-être une future fonctionnaire. Il y a les étalages de viennoiseries si alléchants et Il y a ceux qui succombent à la tentation. Il y a la salle d’attente, refuge éphémère pour voyageurs en mal de silence et de calme. Il y a cet oiseau qui s’est engouffré par erreur dans le hall. Et Il y a moi, moi dans tout ça.

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Commentaires

ma fillote,
Mémé te fait dire qu'elle pense bien à toi et
qu'elle se régale toujours à regarder tes si jolis billets
On dirait de la calligraphie virtuelle+++++

Ecrit par : penglobe | samedi, 12 août 2006

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