vendredi, 05 mai 2006
Un terrorisme d'un genre nouveau.
Histoire d’un conflit oublié, histoire d’un nouveau terrorisme qui sévit, dans l’Est de la République démocratique (cherchez l’erreur) du Congo.
L’histoire prend donc place dans l’Est du Congo, près de la frontière avec le Rwanda. Le Rwanda et son génocide, et ses massacres. Des rebelles Rwandais peuplent encore l’Est du Congo… et commettent les pires exactions.
Parmi ces exactions, un fléau : le viol.
Dans certaines villes, on voit des banderoles « Stop au viol ».
Viol de toutes catégories de femmes, de tout âge : du bébé de 18 mois à la grand-mère de plus de 70 ans. En passant par cette petite fille de 11 ans. Et cette jeune femme qui s’évanouit, qui s’évanouit parce qu’elle est submergée par ces pensées, par des souvenirs atroces. Elle a 4 enfants. Le 4ème est un enfant du viol, enfant d’un Rwandais. Elle est veuve. Sa belle-famille la rejette parce qu’elle a été violée et a eu un enfant d’un Rwandais. Elle est obligée de garder en permanence cet enfant avec elle, parce que sa belle-famille veut le tuer. L’enfant a 4 ans.
Il y a une femme qui raconte des massacres. Des Rwandais qui ont éventré une femme enceinte pour « voir comment c’était à l’intérieur ». Puis ils ont découpé la femme et l’enfant.
Les chefs des rebelles Rwandais considèrent encore ces viols, ces massacres, ce terrorisme qui tue les populations comme de simples « bavures ». Les hôpitaux de l’Est de la République démocratique du Congo sont remplis de femmes. Il y a un docteur qui dit que l’année passée il ont recueilli 3600 femmes. Beaucoup ont subies des dommages physiques très lourds. Sans parler de l’impossibilité de vivre après de telles souffrances. Il se demande ce qui peut bien se passer dans la tête de ces hommes. Qui violent des bébés, qui violent des femmes devant leurs maris. On voit le visage d’une fillette de 11 ans. On se demande comment, elle aussi, va pouvoir vivre.
Il y a malgré tout une femme qui se bat. Son père, un planteur belge, s’est battu en son temps pour protéger les derniers gorilles du Congo. Lui aussi voulait protéger la population et son environnement. Il est mort. Il a été mystérieusement empoisonné. Le mari de cette jeune femme a pris la succession de son père et s’occupe de la réserve de gorilles. Parce que préserver un environnement et les espèces qui y habitent, c’est aussi préserver les hommes. On voit cette élégante jeune femme, qui a échappé à la pire des tortures, et qui se bat pour recueillir les témoignages de femmes violées. 10 000 témoignages à ce jour. « Ce qui se passe ici, c’est du terrorisme, une arme de destruction massive contre les populations ».
Et, dans quelques années, un autre fléau apparaîtra, décimera les populations, comme dans tant d’autres de pays africains : le SIDA.
Pour vous renseigner sur le sujet cliquez ici-même. C’était à Envoyé spécial hier soir.
12:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Merci d'essayer de sensibiliser les gens à des causes inportantes... C'est bien et rare
Ecrit par : kim-ly | mardi, 09 mai 2006
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