lundi, 17 avril 2006
~Ecriture~
Je vous avais sûrement glissé dans des précédents articles que ce semestre, je pratiquais assiduement...
l'écriture ! Et oui "Atelier d'écriture", une "activité transversale" de ma très chère faculté de sciences et techniques des activités physiques et sportives (pour ceux qui ne connaissaient pas encore le sigle STAPS).
1er cours : j'ai assez peur, car on commence par un superbe exercice où il s'agissait de décrire par des verbes notre discipline sportive. Mmmh. Okay, j'aime le sport, mais pas au point de me le farcir à tous les cours quand-même... Heureusement, ce n'est qu'une fausse alerte : ensuite sont venus des exercices assez plaisants... Pas le droit de prévoir quelque chose de précis, de s'aventurer dans un domaine stricte, car les exercices d'écritures ne durent pas plus de 15 minutes : ce que vous écrivez, c'est vous, et seulement vous. Impossible de tricher.
En fin de semestre le professeur nous a proposé de réaliser un "journal" (écrire quelques lignes par jour)... Comme je n'ai pas pu accéder à internet pendant ce temps là, je vais publier quelques articles correspondant aux pages de ce journal...
De petits retours en arrière, en somme...
Mardi 14 mars.
C’est tout à l’heure que j’ai compris que tout était parfait aujourd’hui. Tout, absolument tout ! Le ciel bleu et ses quelques cumulonimbus, la brise fraîche qui rougit les oreilles, la perspective de se réchauffer les mains contre le radiateur en rentrant à la maison. Les gens sont parfaits. Le sourire de cette vieille dame à qui j’ai cédé ma place dans le bus était parfait. C’était un sourire ridé mais parfait. Elle avait un pardessus beige et une espèce de châle noir sur lequel était brodé de grosses fleurs rouges. Elle m’a sourit de son sourire parfait et je lui ai rendu. Le sifflement du chauffeur de bus était parfait lui aussi. En sifflotant j’ai pu observé que sa bouche s’arrondissait, formant une petite fossette absolument parfaite près du coin des lèvres. Il faut absolument que je regarde dans le miroir si j’ai la même fossette quand je siffle. Au pied de mon immeuble, tout était à nouveau parfait. Même le concierge était presque parfait, c’est rare ! Il m’a dit que c’était une bien belle journée, que le printemps arrivait. Je n’ai pu qu’approuver cette remarque parfaite. Le bruit des portes de l’ascenseur était parfait : elle grincent très légèrement, moins d’une seconde, puis se ferment dans une espèce de craquement sonore. Mon appartement m’a semblé lui aussi parfait. De la fenêtre, je n’ai vu que des gens ayant l’air d’aller parfaitement bien. Dans l’immeuble d’en face, il y a une jeune fille allongée sur son lit qui bouquine. Elle a l’air complètement absorbée dans sa lecture et ne lève en aucun cas les yeux vers l’immeuble qui fait face au sien. Sinon, elle y aurait vu une jeune fille regardant par la fenêtre du 5ème étage, une jeune fille ayant l’air de vivre une journée parfaite.
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Commentaires
Passage discret par chez toi.
"Ne toucher la gousse qu'avec deux doigts pour ne pas infecter toute la main. La gousse d'aïl entre l'index et le pouce et la hâcher précisement avec un couteau bien aiguisé. Il ne regarde pas les croutes qui couvrent les phalanges. Il veut oublier les coups violents contre le béton du mur du garage où il s'est réfugié. A vie."
La suite sur http://hirsute.hautetfort.com
Merci
Ecrit par : Andy Verol | dimanche, 14 mai 2006
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